La galerie Dohjidai.

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’annoncer que j’ai rencontré 2 autres artistes. Des photographes. Pourtant il s’en est fallu de peu pour que je repartes bredouilles. Il faisait chaud. On en avait plein les pattes, franchement je n’avais qu’une envie : rentrer, me poser et faire un peu de gravure. Alors quand on a vu le panneau “galerie d’art” on a hésité. Et puis quand même. Si je suis venue au Japon, c’est pour l’art pas pour la sieste. C’est une expo de portraits photo. Il y a une vingtaine d’artistes différents. Je prends leur cartes pour les suivres et qui sait si je ne reviendrai pas un jour ? Il y en a un dont j’ai adoré le travail mais c’est un des rares à ne pas avoir de carte.

A la sortie de l’expo je demande si quelqu’un parle anglais et j’explique mon projet. Les artistes sont au boulot aujourd’hui, ils ne sont que tous les 4. Mais seulement 2 sont artistes. En plus ils sont timides. Je m’apprête à partir quand l’un d’eux accèpte. Très timidement. Avant que je ne dis oui je dois aller voir son travail, si ça ne me choque pas. Ce sont des photos érotiques. Ca ne me dérange pas. En plus je trouve ça chouette de pouvoir l’interviewé car pour le coup il se démarque vraiment des autres exposants qui sont restés très classiques (mais attention, je ne dénigre pas, l’expo m’a beaucoup plus). Pendant que je l’interview, un de ceux qui était trop timide pour être filmé me demande s’il peut me filmer ! J’accèpte. LE photographe que je filme ne parle pas un mot d’anglais. Son ami traduisait. Son ami faisait plus que de traduire car un mot japonais devenait un roman anglais.

Un nouvel artiste arrive. “Qu’est-ce qui se passe ? – Il a été interviewé par une française ! – Vraiment mais est ce que je peux moi aussi ?” Et là gros coup de bol c’est celui dont j’ai flashé sur le travail. Il a des amis qui vivent en France. Il y a été il y a 3 ans et espère y retourner. Peut-être qu’on se verra ? En revanche j’ai toujours beaucoup de difficulté à expliquer le cadavre exquis…

Les 2 artistes rencontrés sont : Daigo Masahiro (Twitter : @hosopong) et Shinji Maeda.

Avec le photographe Hosopong.

Artiste explorateur : Laura Loriers. Kyoto. 17 juillet 2019.